,

Chine : au pays de l’autre tradition médicale

Depuis plus de deux mille ans, la santé y est abordée autrement qu’en Occident : il ne s’agit pas de soigner la maladie mais de rétablir les flux d’énergie. D’où des outils radicalement différents des nôtres… Interview de JM Triboulet, directeur de l’Ecole Shentao Lyon (MTC et TUINA) et de la société HELIA Portage dédiée aux métiers des Médecines douces et du bien-être

En Occident, nous avons tendance à associer le mot “médecine” à l’hôpital et aux médicaments, mais aussi à classer les maladies en fonction des organes et des fonctions de notre corps physique, tout en occultant souvent la partie émotionnelle et, encore plus, la dimension énergétique», résume Jean-Marc Triboulet, membre du bureau de l’Union française des professionnels de médecine traditionnelle chinoise. Rien de tel dans la vision holistique de la médecine traditionnelle chinoise, qui plonge ses racines dans des écrits vieux de plusieurs milliers d’années.

Cette médecine est marquée par trois écrits datés de façon incertaine, mais assurément très anciens: le Yi Jing, tout premier livre médical que l’on pense rédigé au premier millénaire avant J.-C., et qui aurait été inspiré par l’empereur Fu Xi. Puis le Ben Cao et le Nei Jing, que l’on fait remonter à la dynastie Han (206 avant J.-C. – 220 après J.-C.), bien que les associant aux empereurs mythiques Shen Nong et Huang Di. La médecine chinoise, loin d’examiner la santé d’une personne en s’attachant à tel ou tel organe, considère l’être humain dans ses rapports avec la Terre et les divers éléments, en cherchant à maintenir à travers la circulation de l’énergie vitale, ou Qi, une harmonie qui, lorsqu’elle fait défaut, génère toutes sortes de symptômes.

«En dehors de l’acupuncture que nous connaissons tous, le massage énergétiqu  e, la pharmacopée, le Qi Gong, la diététique et l’hygiène  de vie y jouent un rôle fondamental», précise Jean-Marc Triboulet. Pour assurer le bien-être, maintenir en bonne santé et prévenir l’apparition de maladies, la médecine chinoise s’appuie sur cinq outils, dont les deux plus connus sont les plantes médicinales (dont il est abondamment question dans le Ben Cao) et l’acupuncture, décrite pour sa part dans le Nei Jing. Les plantes médicinales jouissent en Chine d’un statut à part: c’est vers elles que l’on va d’abord se tourner, et ce d’autant plus qu’elles sont partie intégrante de la diététique, conçue pour entretenir la santé.

0 Commentaires

Laisser une réponse

Copyright © 2006-2021 HELIA Portage, Groupe HELIA. Thème KLEO par Seventh Queen

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account